Rapport

TOUS LES RAPPORTS

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UNE CRISE EN QUÊTE DE FIN. 
Quand l'Histoire bégaie.



Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, Sénateur du var.

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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, 
Sénateur du var.

Avis présenté au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale sur le projet de loi de finances pour 2017, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
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EVOLUTION DE L’ACTIVITE DES SERVICES DEPARTEMENTAUX D’INCENDIE ET DE SECOURS (SDIS) EN MATIERE DE SECOURS A PERSONNE,

QUAND LA REFORME RENCONTRE LES TERRITOIRES

Deuxième rapport d'étape de la mission de contrôle et de suivi de la mise en oeuvre des lois de réforme territoriale

Rapport n° 730 (2015-2016) - 29 juin 2016
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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, 
Sénateur du var.

Avis présenté  au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale (1) sur le projet de loi de finances pour 2016, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, Sénateur du var.

Avis présenté au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage
universel, du Règlement et d’administration générale (1) sur le projet de loi de
finances pour 2015, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
TOME I


  

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 En attendant la réforme du système financier
Une crise en quête de fin | De la révolte des élites à la révolte contre les é | Projet de Loi de Finances pour 2015
 
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En ligne 8 mars 2017

UNE CRISE EN QUÊTE DE FIN

Quand l’Histoire bégaie

 

Un rapport de la Délégation sénatoriale à la prospective.
La première grande crise du XXIème dure depuis dix ans. De financière elle est rapidement devenue économique puis sociale et désormais clairement politique. Il était donc naturel que la Délégation à la prospective du Sénat tente d’évaluer les probabilités de réédition d’un krach financier qui cette fois serait fatal à nos sociétés développées.
Rapidement un objectif plus large s’est imposé au rapporteur que je fus. Quand bien même, en effet, les réformes de la régulation financière auraient rendu un nouveau krach financier « techniquement » improbable, la perpétuation de la stagnation économique mondiale suscitée par la crise,  risquait, par ricochet, de déstabiliser l’ensemble du système. D’où le titre du rapport : « Une crise en quête de fin ». Car la crise est toujours là, sous une forme rampante, mais toujours là.
Que l’on se rassure cependant, pas question de se donner le ridicule de prédire l’avenir ! Le  risque se limite à esquisser quelques-uns des scénarios pensables quant à l’évolution de la situation tout à fait particulière dans laquelle nous nous trouvons. Sans  formulation du pensable, pas d’action politique possible.
Faut-il s'attendre à la survenance d'un nouveau krach financier ?
Nous vivons une situation totalement paradoxale que l’on peut résumer ainsi : après dix ans de crise, la probabilité « technique » de réédition d’un krach du système financier d’ampleur équivalente à celui de 2007/2008 n’a pas diminué, bien au contraire. Les quelques dispositions destinées à rendre le système moins instable qui ont pu lui être imposées sous le coup de l’émotion, non seulement ont laissé intact l’essentiel mais ont été largement compensées par les effets négatifs du traitement de la crise. Tous les ingrédients d’un nouveau krach sont donc là. Cependant, aussi paradoxal que cela puisse paraître ce n’est pas le scénario que je privilégierais ou plus exactement, s’il devait y avoir krach financier, ce serait plus probablement la conséquence d’évènements politiques collatéraux engendrés par la prolongation de la crise économique que l’élément déclencheur du désastre. Le vrai danger c’est l’incapacité structurelle du système à se réformer, le désaveu populaire qui en résulte et qui s’exprime à travers ce qui ressemble de plus en plus à des « émeutes électorales ». L’article ci-dessous, « De la révolte des élites à la révolte contre les élites », reprend l’essentiel des conclusions du rapport sur les conséquences politiques de la crise.
Il n’y a de fatalité qu’en l’absence de volonté politique.
Laissé à lui-même, livré au seul jeu des intérêts, sans politique permettant de sortir du purgatoire économique dans lequel nous nous sommes enfermés au nom d’engagements européens qui n’ont tenu aucune de leurs promesses, le système ne pourra qu’enfanter une crise politique majeure susceptible de déstabiliser le système financier lui-même. Si rien n’est fatal, encore faut-il que les responsables politiques, tout particulièrement français, réalisent l’ampleur du danger. La campagne électorale de la présidentielle française montre que ce n’est pas le cas. Le Titanic fonce sur la banquise et la seule préoccupation du cirque médiatique est de savoir qui du premier ou du second violon couvrira le mieux le son du tuba.
Pour la grande majorité des responsables politiques, financiers et médiatiques, la crise est derrière nous et il n’y a aucun lien entre l’irrésistible montée de l’extrême-droite en France, les résultats électoraux détonants qui se sont succédé en Europe et aux USA, mois après mois et le purgatoire économique qui s’éternise. Un mot suffit à tout expliquer : « populisme ». Plus on attendra en se payant de mots, plus la situation deviendra imprévisible. Qui, par exemple, aurait prévu que ce serait le Président du principal pays bénéficiaire du système libéral, entouré d’une garde rapprochée issue de Goldman-Sachs, qui serait le premier à le remettre en cause ? Plus exactement à en contester les effets tout en lui laissant la bride sur le cou ! On ne peut actuellement prévoir ce qui résultera de ces contradictions.
S’agissant de la France, plus on reculera le moment de s’affranchir du carcan de la zone euro telle qu’elle fonctionne et plus on retardera celui de la sortie de crise, facilitant d’autant l’accès au pouvoir de l’extrême-droite, seule ou coalisée à une partie de la droite extrême. Agiter le gri-gri « populisme » règle tout !
Notre époque incertaine a des airs de déjà- vu, autant dire d’Avant-guerre et il n’est jamais bon de laisser trop longtemps l’Histoire bégayer.

LE RAPPORT


 


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 La lettre du Sénateur

La lettre du Sénateur N° 49 janvier fevrier mars 2017

DE LA RÉVOLTE DES ÉLITES Á LA RÉVOLTE CONTRE LES ÉLITES
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